- la pression croissante de la compétition internationale qui nous pousse à
chercher de nouveaux modèles d'affaires pour demeurer compétitifs; - la popularité croissante des modèles d'affaires collaboratifs qui rendent le concept des chaînes de valeur comme un outil de références pour la gouvernance des
réseaux; - la globalisation des chaînes d'approvisionnement qui joue un rôle important
pour plusieurs industries; - les développements de plus en plus systématiques et automatisés des
disciplines d'ingénierie industrielle, de gestion des opérations, des systèmes
d'informations.
Au delà de ces considérations, les chaînes de valeur reposent sur le concept flou de la valeur; un concept qui repose sur les perceptions humaines. La valeur est un concept subjectif qui dépend du contexte, qui se manifeste quand un besoin est comblé et dont le flux de transfert de valeur prend sont origine chez le client qui satisfait son besoin. Mais de quels besoins et de quelles valeurs sont constituées nos chaines de valeur?
- Dans l'arène de la politique internationale, les besoins et les valeurs peuvent générer des chaînes de valeurs dont la rentabilité économique durable est parfois douteuse;
- Dans les administrations publiques les valeurs reposent souvent sur des besoins sociaux qui, composent une large part de la mission des gouvernements.
- Dans l'administration privé, l'appât du gain personnel se fait parfois au dépend du développement durable des sociétés. On voit ainsi parfois se gonfler les valeurs sur les marchés mondiaux en bulles, (ex: bulle des TI ou bulle financière) qui, lorsqu'elles éclatent ballaient soudainement nombre de petites entreprises, de familles, et d'individus;
- Dans une économie changeante, la protection des acquis des détenteurs d'intérêts ralentissent parfois les progrès économiques durables pour favoriser le bénéfice de regroupements.
Quoiqu'il en soit, la recherche du profit demeure un des fondements des discours de nos économies.
Dans la perspective économique, on confond souvent les chaînes d'approvisionnement et les chaînes de valeur parce qu'elles font partie d'une même réalité:
- La première fonction des chaines d'approvisionnement est d'augmenter l'efficacité et réduire les coûts. On parle alors de flux de matières partant de la source d'approvisionnement et qui sont canalisée vers la consommation. C'est pourquoi les chaînes d'approvisionnement sont associées à l'ingénierie des procédés.
- D'autre part, la première fonction des chaînes de valeur est de satisfaire les besoins du marché. On parle alors de flux qui commence par les besoins du marché et qui permet d'aligner les ressources dans ce but. C'est pourquoi les chaines de valeur sont associées plus particulièrement au marketing qui crée la valeur perçue et au développement de nouveaux produits innovants. Dans cette perspective ont doit une envisager l'innovation sous l'angle de la conversion des nouvelles idées pour satisfaire les besoins du marché. Si l'idée n'est pas convertie en valeur sur le marché, elle n'est pas innovante.
Dans la perspective économique de la recherche du profit, comme les chaînes de valeur sont dérivées des besoins de la clientèle, les activités qui ne contribuent pas à rencontrer ces besoins ne sont pas considérées comme des activités à valeur ajoutée.
Dans le modèle économique de la recherche du profit, on tendra donc à réduire les activités qui ne sont pas alignées sur la satisfaction des besoins du marché et à augmenter celle qui y contribuent. Mais le faisons-nous vraiment? Quels sont les freins aux développement des chaînes de valeur. Quels sont les freins pour l'atteinte du profit dans une économie durable?
Nos actions sont-elles réellement guidées par les besoins de l'économie de marché ou de l'économie durable. Paroles et actions sont parfois aux antipodes; mais on ne s'en aperçoit que plus tard.
Comment y voir clair.
Quelles valeurs guident nos actions dans le domaine de la recherche et du développement développement des activités internationales?
Quelles valeurs guident nos actions de recherche et de développement?
Cherche-t-on assez le profit ou pas assez?